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17 avril 2014

Spiruline : culture et environnement

La spiruline dans son milieu naturel :
Depuis ses origines, la spiruline a conservé une extrême simplicité quant à sa reproduction : ce filament microscopique, lorsque les conditions sont idéales, grandit jusqu’à se scinder en deux, pour former ainsi deux spires qui vont grandir à leur tour, etc... jusqu’à des milliards et des milliards de spires qui flottent à la surface où elles forment une magnifique crème verte.
Pour accomplir sa photosynthèse, elle a besoin de chaleur, de lumière, d’une eau saumâtre (salée mais pas autant que l’eau de mer) et alcaline (Ph entre 9 et 11), et pour le reste, comme la plupart des végétaux, de carbone, d’azote, de phosphore, de fer, de magnésium, de potassium, de calcium, de minéraux et d’ oligo-éléments.

Dans son milieu naturel (des lacs ou lagunes), la spiruline suit les conditions climatiques, prospérant à la saison chaude et se réfugiant au fond de l’eau, dans l’argile qui tapisse les fonds, lorsque arrive le froid. Ses 3.5 milliards d’années prouve sa grande faculté d’adaptation...
Il existe plusieurs souches de spiruline, certaines dites ondulées, d’autres dites spiralées, de provenances du monde entier : Paracas (Pérou), Lonar (Inde), du lac Tchad...

La culture de la spiruline :
Pour pouvoir cultiver la spiruline, il faut reproduire artificiellement son milieu de vie, et créer les conditions nécessaires à son développement : bassins sous serre pour la chaleur, ombrage et systèmes d’agitation (pour ne prendre de coup de soleil) par roues à aubes ou par pompes, alcalinité, etc...
Il existe ensuite de multiples systèmes qui permettent de récolter et de sécher la spiruline à basse température pour conserver toutes ses propriétés.
Selon la latitude, les producteurs peuvent cultiver toute l’année ou seulement une partie.

Les avantages environnementaux :

Sa culture requiert dix fois moins d’eau que n’importe quelle autre culture , pour un rendement protéique à l’hectare (30 à 50 tonnes) quinze fois supérieur au Soja (2,5 tonnes).

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Schéma : B.LEGRAIN

Elle nécessite vingt fois moins d’eau que pour la culture céréalière , et 100 fois moins que l’élevage pour un rendement protéique cent fois supérieure (0,16 tonnes protéines à l’hectare pour l’élevage)
Son séchage est effectué à moins de 60°C, en séchoir solaire et son conditionnement est fait sans conservateur, ni colorants.
La spiruline est cultivée sans aucun fongicide, herbicide, pesticide , culture hors sol, elle ne provoque aucune nuisance sur l’environnement.
Son rendement à l’hectare est très élevé. Grande productrice d’oxygène la culture n’émet pas de gaz à effet de serre (GES), au contraire elle consomme environ 40 tonnes de CO2 par hectare et par an.

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Consommation d’eau à l’hectare. "La spiruline pour l’homme et la planète". MICHKA- J.FALQUET
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Rendement en protéines à l’hectare. "La spiruline pour l’homme et la planète". MICHKA- J.FALQUET